Stress au travail: en savoir plus

Quelques éléments historiques

La santé au travail a toujours été une préoccupation majeure des syndicats depuis leur origine, aussi bien sur les chantiers que dans les entreprises industrielles. La branche horlogère détient d’ailleurs le plus bas taux d'accident de l'industrie suisse. Pourtant ces efforts concernent principalement les conditions physiques du travail (l'environnement, les matières dangereuses, le bruit, etc.). Durant les années 1970-1980, une source différente de risque fut identifiée: le stress. Le Bureau international du travail diagnostiquait déjà en 1990 que le stress devenait la problématique principale du monde du travail. Or, ce sont les conditions psychiques du travail qui génèrent le stress et celles-ci sont dues essentiellement à l'organisation du travail.

Les enquêtes du SECO

Le Seco démontrait en 2010 qu'un tiers des personnes actives (34%) s'étaient senties souvent, voire très souvent stressées comparativement à l’année 2000 (27%). Le nombre des personnes qui se disaient jamais ou peu stressées a également diminué. Les enquêtes comparatives européennes démontrent que l'intensité et la violence au travail sont plus élevées en Suisse qu'ailleurs.

Le stress: une problématique majeure

Le Seco, conscient de la gravité de la situation, a désigné 2014 comme "l'année du risque psychosocial" et projette d'effectuer de nombreux contrôles en entreprise. Le syndicat Unia, répondant aux fortes préoccupations du monde du travail quant au stress, décide de lancer une vaste enquête sur les conditions psychiques du travail dans le secteur horloger.

Vous êtes libre de participer en remplissant l’enquête en ligne (compter 10 minutes).

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