+150 francs de salaire pour le difficile travail de chantier!

Travailleurs du secteur principal de la construction à Genève

Les travailleurs du secteur principal de la construction effectuent au quotidien un travail pénible et contribuent ainsi à l’augmentation des bénéfices des entrepreneurs. Or ils n’en voient pas la couleur. D’où les actions de protestation prévues pendant tout le mois d’octobre, où ils demandent à bénéficier enfin d’une augmentation de salaire correcte de 150 francs. Ils l’ont mérité!

Dans toute la Suisse, les travailleurs de la construction protestent en octobre contre l’évolution mesquine des salaires des dernières années. Ils se mobilisent pour une augmentation correcte de 150 francs.

Bénéfices élevés mais pas d’augmentations

Les bénéfices des entreprises de construction ont fortement augmenté. En moyenne, une entreprise du bâtiment réalisait en 2008 à peine 6000 francs de bénéfice par emploi à plein temps, contre plus de 10 000 francs trois ans plus tard. Or les salaires sont restés quasiment inchangés.

Un travail pénible, plus de stress et d’accidents mortels

Dans le gros œuvre, le nombre d’emplois fixes a diminué ces dernières années, en dépit de la hausse du chiffre d’affaires – tandis que la productivité augmentait. Autrement dit, un moins grand nombre de travailleurs bâtissent davantage pendant la même période. D’où des pressions accrues, des délais toujours plus courts et un stress énorme. Chiffres à l’appui, un maçon subit tous les cinq ans une incapacité de travail pour cause d’accident. En 2013, 22 personnes ont perdu la vie sur les chantiers suisses – un triste record qui n’avait plus été atteint depuis longtemps.

Une augmentation correcte de 150 francs pour tout le monde

Les travailleurs de la construction revendiquent pour 2015 une hausse de salaire de 150 francs. Ils en ont besoin – à cause du renchérissement constant des primes des caisses-maladie et des loyers. En outre, les entreprises ont les moyens de la leur accorder. D’où le signal clair donné par les maçons, pendant tout le mois d’octobre, de leur détermination à lutter pour une augmentation de salaire correcte.