Améliorations hésitantes des mesures d’accompagnement

Le Conseil fédéral a décidé des améliorations dans le cadre des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes. A l’avenir, au minimum 35'000 contrôles des conditions de travail devront avoir lieu par an, au lieu de 27'000 actuellement. C’est un pas dans la bonne direction qui répond à une ancienne revendication des syndicats.

Avec cette mesure, 5% des entreprises actives dans les branches soumises à des risques élevés de dumping salarial et de non-respect des conditions de travail feront à l’avenir l’objet de contrôles.

D’autres mesures s’imposent

Pour Unia, il est clair que l’augmentation seule du nombre de contrôle ne suffit pas. En 2016, un contrôle sur cinq a révélé des salaires trop bas! D’autres mesures s’imposent dans le cadre des mesures d’accompagnement.

Introduire davantage de CCT et de salaires minimums

Empêcher le dumping passe par l’introduction de davantage des conventions collectives de travail prévoyant des salaires minimums. Les travaux doivent pouvoir être interrompus en cas de soupçons de sous-enchère.

Interdire la sous-traitance en chaîne

Les pouvoirs publics doivent être soumis à l’obligation de donner des mandats seulement aux entreprises correctes et interdire la sous-traitance en chaîne. Un registre répertoriant les entreprises correctes s’impose.

Améliorer la protection contre les licenciements

Enfin, une meilleure protection contre les licenciements et plus particulièrement pour celles et ceux qui dénoncent le dumping salarial, ainsi que pour les salarié-e-s âgées, est absolument nécessaire.