Plus de 500 femmes appellent à la grève

[Translate to Français:] Berner Delegation der Frauenstreikkoordination vor dem Bahnhof Biel

[Translate to Français:] Die Berner Delegation am nationalen Treffen zur Streikkoordination.

Plus de 500 femmes, parmi lesquelles de nombreuses militantes d’Unia, étaient rassemblées à la Maison du Peuple de Bienne pour préparer la grève des femmes du 14 juin, et dire stop au sexisme et aux inégalités. Elles ont adopté une résolution allant dans ce sens. Elles réclament du respect, plus de temps, plus d’argent!

En écho à la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, des femmes venues de toute la Suisse se sont rassemblées à Bienne ce dimanche 10 mars pour préparer la grève du 14 juin 2019. Elles ont adopté un appel qui résume les principales raisons de faire une nouvelle grève  des femmes, après celle de 1991.

Du respect, du temps, de l’argent!

Cet appel demande à toutes les femmes de Suisse de faire grève le 14 juin. Puis, en 17 points, il énumère les revendications des femmes. Elles exigent notamment l’égalité salariale, mais aussi de meilleurs salaires et la valorisation des métiers dits « féminins » , et des assurances sociales qui leur garantissent des rentes dignes, sans augmenter l’âge de la retraite.  Elles réclament la réduction du temps de travail, et un droit à des congés pour soigner les proches, ainsi que la régularisation des femmes migrantes. Les femmes exigent également la fin du sexisme et des violences qui leur sont faites.

Les écarts se creusent

Le 22 septembre 2018, 20 000 personnes sont descendues dans la rue pour l’égalité salariale et contre les discriminations. Depuis, les inégalités n’ont pas reculé: pour les femmes d’Unia et des autres mouvements réunis à Bienne ce dimanche, la grève du 14 juin est donc le seul moyen de se faire entendre!