Nos revendications

Les contrôles volontaires des salaires ne fonctionnent pas. C’est ce qu’a montré l’Engagement Egalité salariale. Le temps est venu d’introduire des contrôles obligatoires et des sanctions significatives. Il s’agit de contraindre les entreprises à évaluer si les salaires des femmes subissent une discrimination et à les corriger le cas échéant.

Fin 2013, l’assemblée des délégué-e-s d’Unia et la conférence des femmes de l’USS ont exhorté le Conseil fédéral à réviser la Loi sur l’égalité. Les entreprises doivent mener un contrôle régulier des salaires. En cas d'infractions, il faut des sanctions qui soient ancrées dans la loi.

Pour des contrôles obligatoires et des sanctions significatives

A l’automne 2014, le Conseil fédéral a enfin reconnu les manquements de la mise en œuvre de l’égalité salariale. Il a proposé des mesures. Mais la proposition qui arrive maintenant devant le Parlement est décevante. Les entreprises n’auront pas à s’engager pour éliminer les disparités salariales constatées. Elles ne seront pas non plus sanctionnées si elle ne font rien. Il manque aussi une commission tripartite disposant de ressources et de compétences, par exemple pour donner des amendes ou pour traîner les entreprises en justice. Et les syndicats devraient bien sûr jouer un rôle important dans ce système.

Les revendications d’Unia:

  • Des contrôles des salaires systématiques et obligatoires dans les entreprises
  • Une adaptation des salaires discriminatoire immédiate et contraignante
  • Des sanctions significatives en cas de laxisme et de manquement
  • La tolérance zéro pour la discrimination salariale

Un contrôle volontaire des salaires ne fonctionne pas

Unia était un partenaire de l’Engagement Egalité salariale de 2009 à 2014. C’était un projet de partenariat social qui avait pour but de convaincre les entreprises de mener des contrôles volontaires. Ce projet a échoué. Seule une moitié des 100 entreprises visées y a participé.