Initiative «de résiliation»: de quoi il s'agit

Une atteinte aux droits des salarié-e-s

L'initiative «de résiliation» de l'UDC vise à supprimer la libre circulation des personnes avec l'Union européenne, et avec elle l’ensemble des mesures d'accompagnement qui garantissent la protection des salaires. En l'absence de contrôles et de sanctions, les conventions collectives de travail – qui garantissent aujourd'hui les salaires et les conditions de travail de deux millions de salarié-e-s en Suisse – ne seraient plus applicables.

L'acceptation de l'initiative déclencherait une gigantesque spirale de dumping salarial avec des salaires tirés vers le bas et des conditions de travail de plus en plus précaires. Ce serait une atteinte sans précédent aux droits de l'ensemble des salarié-e-s.

La discrimination nuit à tout le monde

L'UDC veut revenir au système de quotas discriminatoires que la Suisse a connu durant longtemps après la Seconde Guerre mondiale. Les entreprises exploitaient alors des "travailleurs invités" pour augmenter leurs profits. Pour les personnes directement concernées, cela signifiait travailler avec des bas salaires, se voir séparé de sa famille, être soumis à des conditions de travail et de vie humiliantes. Le travail non déclaré et la pression croissante sur les salaires ont intensifié la concurrence sur le marché du travail, même pour la population résidente apparemment privilégiée.

Pas étonnant qu'il n'y ait guère eu de conflits du travail à l'époque: qui aurait pris le risque de défendre ses droits pour des salaires plus élevés et des conditions de travail décentes alors que le patron avait le pouvoir d’engager à tout moment quelqu’un d’autre coûtant moins cher?

UDC contre salarié-e-s

C’est le rêve que caressent les milliardaires l’UDC depuis leurs villas sur la Goldküste à Zurich pour augmenter encore davantage leurs profits: en finir avec les contrôles, rendre inefficaces les conventions collectives de travail, affaiblir les syndicats, imposer encore davantage de concurrence, avoir une main d’œuvre vivant dans la peur et des salarié-e-s migrants privés de droits qui doivent tout accepter!

Et comme le faisaient déjà Schwarzenbach et ses amis à l’époque, ils en retirent en plus un profit politique en accusant nos collègues issus de l’immigration de tous les maux.

Barrons la route à cette campagne de mensonges

Le dénigrement a déjà: «L’étranger malfaisant qui te vole aussi ta place de travail n’attend que d’envahir la Suisse», peut-on voir sur les affiches électorales de l’UDC. Nous barrerons la route à cette campagne de mensonges. Nous ne laisserons pas la libre circulation des personnes et les mesures d’accompagnement nous être enlevées.

Nous nous opposons à toujours plus de dumping salarial, de pression et d’exploitation. Nous défendons des droits forts et égaux pour toutes et tous les salariés.