Les employé-e-s du secteur des services défendent leur santé

Avec Unia, une délégation du secteur des services a remis aujourd’hui près de 1300 lettres de protestation au parlement. Les employé-e-s s’opposent ainsi aux atteintes à la loi sur le travail et demandent aux député-e-s de protéger cette loi, et de soutenir la protection de leur santé.

Une délégation du secteur des services a remis aujourd'hui 1 280 cartes de protestation au parlement national. En ce moment, le Parlement discute en effet de plusieurs initiatives bourgeoises portant sur la loi sur le  travail. Leur adoption aggraverait encore les conditions de travail déjà précaires des employé-e-s. Ceux-ci exigent que les député-e-s rejettent les projets des parlementaires Karin Keller-Sutter et Konrad Graber, car ces initiatives  porteraient atteinte à leur santé. Cette action est l’expression de leur profonde préoccupation face aux efforts en cours pour affaiblir toujours plus la loi sur le travail, sous prétexte de modernisation.

Améliorer la protection de la santé

Les salarié-e-s sont soumis à une hausse des exigences. Il faut être toujours plus performant, et la souffrance au travail est une réalité.

La loi sur le travail doit donc être renforcée, plutôt qu’affaiblie. En effet:

  • C’est le meilleur instrument de lutte contre le stress, l’épuisement professionnel et le burn-out. Des horaires de travail réglés et la saisie du temps de travail sont les armes les plus efficaces pour protéger la santé des salarié-e-s.
  • Les durées de travail excessives et des horaires de travail difficilement planifiables ne permettent pas de concilier vie professionnelle et vie privée. Les personnes ayant des obligations familiales sont donc discriminées, en violation de la loi sur l’égalité.
  • Face à la numérisation et à ses nouvelles formes de travail, poser des règles claires est impératif. C’est le seul moyen de garantir des modèles de travail respectueux de la sphère privée et de la santé. Le droit à la déconnexion doit être garanti.