Des conditions réglées plutôt que le chaos dans la construction

La coprésidente d'Unia Vania Alleva devant la Landsgemeinde de la construction au Kursaal de Berne

500 travailleurs de la construction ont fait le déplacement. Photo: © Manu Friederich

Cortège en conclusion de la Landsgemeinde de la construction 2015 à Berne. Photo: © Manu Friederich

Lors de la Landsgemeinde de la construction qui s’est tenue aujourd’hui à Berne, 500 travailleurs ont réclamé l’ouverture des négociations pour une nouvelle convention nationale (CN). Jusqu’à présent, les entrepreneurs ont refusé d’entrer en discussion. Les travailleurs de la construction sont prêt à lutter pour une nouvelle CN.

La convention nationale (CN) du secteur principal de la construction, qui règle les conditions de travail de 100’000 salariés, expirera à la fin de l’année. Sans elle, les salaires minimums et les protections contre le dumping salarial ne sont plus garantis. Une telle situation serait dramatique pour les travailleurs tout comme pour les entreprises.

Jusqu’ici, la Société suisse des entrepreneurs (SSE) a refusé d’entrer en matière sur le renouvellement de la CN. Les maçons ont aujourd’hui insisté sur l’urgence d’ouvrir des négociations. Faute de quoi, un vide conventionnel est à craindre en 2016, ce qui n’est dans l’intérêt de personne.

Surmonter le blocus des entrepreneurs

A l’issue de l’assemblée, les travailleurs de la construction ont formé un cortège spontané. Ils ont mené une action symbolique durant laquelle ils ont brisé le blocus des entrepreneurs sur les négociations.

Plus de protection en cas d’intempéries et contre le dumping salarial

La principale revendication des travailleurs pour la nouvelle CN est une meilleure protection de leur santé en cas d’intempéries. Outre le stress et les délais toujours plus courts à respecter, c’est sans doute un des facteurs expliquant que chaque année, un ouvrier sur cinq soit victime d’un accident de chantier. Par ailleurs, les travailleurs de la construction veulent pérenniser leur retraite à 60 ans. Enfin, il faut éviter que le dumping salarial ne se généralise sur les chantiers suisses. A cet effet, ils exigent l’introduction de meilleurs instruments contre la sous-enchère salariale dans la nouvelle CN.