Revendications d’Unia

Unia s’engage depuis longtemps pour un règlement décent de la catastrophe de l’amiante. Au début des années 1980, le Syndicat du bâtiment et du bois, une des organisations antérieures à Unia, était déjà en première ligne dans le combat pour l’interdiction de l’amiante instaurée en 1989. Le fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante est la seconde grande étape décisive en la matière.

Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante

Il faut de meilleures solutions pour les victimes déjà malades. Les syndicats exigent depuis longtemps un fonds d’indemnisation, surtout pour les personnes dont la maladie n’a pas été reconnue comme liée à leur activité professionnelle. Fin 2016, la table ronde sur l'amiante a finalement décidé la création d'un tel fonds et la mise sur pied d'un service de soutien.

Les mesures de prévention restent cruciales

De nombreux travailleurs et travailleuses, principalement du second œuvre, seront encore exposés des années durant à un risque d’exposition des travaux de démolition, de transformation et de rénovation. Pour ces travaux sur des bâtiments construits avant 1990, le temps est venu de faire appliquer avec rigueur l’obligation de dépister l’amiante introduite avec la nouvelle ordonnance sur la limitation et l’élimination des déchets (OLED).

Répartition équitable des risques entre les branches

Le fardeau de la catastrophe de l’amiante est injustement réparti aujourd’hui. Ainsi, la branche de la menuiserie doit s’attendre à des frais pouvant atteindre 100 millions de francs, tandis que les prestataires de services financiers n’ont pas un centime à dépenser. En France, les pouvoirs politiques ont par exemple déclaré les conséquences de l'amiante «sinistre imprévisible» et mis toutes les entreprises à contribution. Les syndicats se sont engagés pour la création d’une réassurance interne à la Suva qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2019 et est censée décharger les principales branches concernées.

Engagement au plan international

Seul un quart des pays interdit l'amiante à l’échelle mondiale. La Suisse devrait s’impliquer davantage sur la scène internationale afin d’augmenter rapidement ce nombre. En tant que syndicat, Unia continuera de s’engager activement dans ses réseaux européens et internationaux pour l’élaboration et la mise en œuvre de campagnes sur l’amiante.