Convention nationale de la construction 2022


Journées de protestation en octobre et novembre

Vidéos et photos des journées de protestation


La convention nationale est à renégocier: plus de protection et des salaires corrects, pas plus de travail pour moins d’argent!

La convention nationale (CN) fixe les salaires et les conditions de travail pour l’ensemble du personnel de la construction en Suisse. Elle expire à la fin de l’année. Les négociations entre les travailleurs de la construction, leurs syndicats et la Société suisse des entrepreneurs sont en cours depuis février, mais il n'y a pas de solution en vue. Au lieu d’améliorer les conditions de travail, les entrepreneurs radicaux exigent des journées plus longues, moins de droits pour les travailleurs et des réductions de salaire pour les plus âgés d’entre eux.

La pression croissante nuit à notre santé

Alors que le secteur de la construction est en plein boom, la situation est nettement moins bonne pour les maçons. Une grande enquête, menée en 2019, a révélé que leur santé, la sécurité et la qualité du travail souffraient de la pression croissante des délais.

C'est une des raisons pour lesquelles la branche de la construction perd de plus en plus de professionnels formés.

  • Un maçon qualifié sur deux quitte la profession.
  • Le nombre de nouveaux apprenti-e-s a quasiment baissé de moitié.
  • Il manque d’ores et déjà des centaines de contremaîtres et la tendance s'aggrave.

Cela ne peut pas continuer ainsi!

Plus de 17 500 travailleurs de la construction ont participé à une grande votation pour déterminer leurs revendications dans la renégociation de la CN. Ils demandent plus de protection, des salaires justes et la fin des heures non payées lors des déplacements!

Le 25 juin, des milliers de maçons ont clairement fait comprendre aux entrepreneurs qu’ils exigent une amélioration de leurs conditions de travail. Plus d'infos

Les entrepreneurs les plus extrémistes veulent imposer leur diktat sur le temps de travail et menacent de supprimer la CN!

Les entrepreneurs apportent des menaces plutôt que des solutions. Voici concrètement ce que demande la Société suisse des entrepreneurs: 

  • Abolir le calendrier de travail. Conséquences: des journées plus longues, du travail sur appel, des horaires imprévisibles et dictés à court terme selon la volonté du patron.
  • Reclasser les maçons âgés dans des classes de salaire inférieures et pouvoir les licencier plus rapidement.
  • Supprimer le plus grand nombre possible d’articles de la CN, donc: moins de droits pour les travailleurs.

Les entrepreneurs menacent aussi de laisser expirer la convention si les maçons n’acceptent pas ces détériorations.

Ensemble pour nos droits - journées de protestation en octobre et novembre

Les revendications des maçons sont claires: la santé doit être mieux protégée, il faut des durées de travail corrects et mettre fin au vol d’heures sur les temps de déplacement et en cas d’intempéries. Ils sont prêts à se battre pour cela.

Ces dernières semaines, des votes de grève ont eu lieu sur les chantiers dans toute la Suisse. Le résultat est sans équivoque. Si les entrepreneurs ne reviennent pas sur leurs revendications radicales, les travailleurs de la construction se défendront. Cela commencera avec des journées de protestation à plusieurs endroits du pays.

On n’a jamais fait de cadeau aux travailleurs de la construction. Ils ont dû lutter pour obtenir la retraite à 60 ans. Ils lutteront aussi pour une CN avec plus de protection, et s’opposeront aux attaques des entrepreneurs contre leurs conditions de travail.

Les contremaîtres veulent des règles claires et la fin des heures gratuites

La convention nationale (CN) est cruciale pour les contremaîtres. Leur convention collective de travail, dite convention des cadres de la construction, est renégociée cette année elle aussi. Il y a urgence! Les contremaîtres ressentent particulièrement fortement la pression des délais qui augmente.

Unia a par conséquent interrogé les contremaîtres sur leurs principales préoccupations pour les négociations.

Les trois principales revendications des contremaîtres

  1. En finir avec les heures de travail gratuites : suppression du temps de préparation non payé qui est ancré dans la convention collective de travail.
  2. Revaloriser les salaires minimums parce qu’ils sont loin des réalités actuelles et n’offrent pas une protection suffisante.
  3. La convention des cadres de la construction doit enfin s’appliquer à toutes les entreprises et pas seulement aux entreprises relevant de la Société suisse des entrepreneurs et aux membres des syndicats (extension du champ d’application).

Très clairement, les contremaîtres veulent des améliorations et des conditions de travail modernes!

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Pression des délais

La pression des délais dans la construction est un danger pour la santé et la sécurité.

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