Convention nationale de la construction 2022

Le 25 juin, des milliers de maçons ont clairement fait comprendre aux entrepreneurs qu’ils exigent une amélioration de leurs conditions de travail. Plus d'infos

La convention nationale est à renégocier: réglons les problèmes dans la construction!

La convention nationale (CN) fixe les salaires et les conditions de travail pour l’ensemble du personnel de la construction en Suisse. Elle expire à la fin de l’année. Les négociations entre les travailleurs de la construction, leurs syndicats et la Société suisse des entrepreneurs sont en cours.

La pression croissante nuit à notre santé
Alors que le secteur de la construction est en plein boom, la situation est nettement moins bonne pour les maçons. Une grande enquête, menée en 2019, a révélé que leur santé, la sécurité et la qualité du travail souffraient de la pression croissante des délais.

C'est une des raisons pour lesquelles la branche de la construction perd de plus en plus de professionnels formés.

  • Un maçon qualifié sur deux quitte la profession.
  • Le nombre de nouveaux apprenti-e-s a quasiment baissé de moitié.
  • Il manque d’ores et déjà des centaines de contremaîtres et la tendance s'aggrave.

Cela ne peut plus continuer ainsi!

Les entrepreneurs les plus extrémistes menacent de supprimer la convention nationale

La pression augmente dans la construction. Mais au lieu d’améliorer la CN, la Société suisse des entrepreneurs demande plus de travail pour moins de salaire:

  • Un temps de travail illimité: la semaine de 50 heures et le travail sur appel comme norme.
  • Davantage d’heures supplémentaires et la réduction des suppléments.
  • Des réductions de salaire.

Les entrepreneurs menacent aussi de laisser expirer la convention si les maçons n’acceptent pas ces détériorations.

Pas comme ça!

Les maçons se sont prononcés

Les revendications des maçons sont claires: la santé doit être mieux protégée, il faut des durées de travail corrects et mettre fin au vol d’heures sur les temps de déplacement et en cas d’intempéries. Ils sont prêts à se battre pour cela. Si les patrons ne prennent pas au sérieux les revendications des travailleurs et s’ils continuent à attaquer la convention nationale, ils se préparent un automne qui sera chaud.

On ne leur a jamais fait de cadeau. Ils ont dû lutter pour obtenir la retraite à 60 ans. Ils lutteront aussi pour une CN avec plus de protection, et s’opposeront aux attaques des entrepreneurs contre leurs conditions de travail.

Nos principales revendications

Les maçons fixent eux-mêmes leurs revendications. C’est pourquoi le syndicat Unia a procédé à un large vote sur les chantiers. Plus de 17 500 maçons et contremaîtres y ont participé dans toute la Suisse entre mars et octobre 2021.

Le 27 novembre, la conférence professionnelle de la construction Unia – le parlement des maçons – a adopté les revendications.

Des règles claires en cas d’intempéries
Il faut fixer des critères clairs pour savoir quand suspendre le travail en cas de grosses intempéries et de fortes chaleurs.

Réduire la durée des journées de travail
Les journées de travail dans la construction sont longues et fatigantes, surtout en été. Il faut en réduire la durée.

Une meilleure protection pour les travailleurs de la construction âgés
Les maçons qui ont consacré leur vie à travailler dur dans la construction méritent d’être mieux protégés contre le licenciement.

Temps de déplacement entièrement payé
Le temps de déplacement doit être intégralement payé. Si le temps de déplacement est long, la durée de travail doit être réduite.

Une semaine de vacances de plus
Pour compenser la pression croissante qu’ils subissent, il faut leur accorder six semaines de vacances jusqu’à 50 ans et sept après 50 ans.

Pauses payées
Une pause payée supplémentaire est nécessaire.

Les revendications ont été présentées le 1er mars aux médias

Les contremaîtres veulent des règles claires et la fin des heures gratuites

La convention nationale (CN) est cruciale pour les contremaîtres.Leur convention collective de travail, dite convention des cadres de la construction, sera elle aussi renégociée en 2022. Il y a urgence! Les contremaîtres ressentent particulièrement fortement la pression des délais qui augmente.

Unia a par conséquent interrogé les contremaîtres sur leurs principales préoccupations pour les négociations.

Les trois principales revendications des contremaîtres

  1. En finir avec les heures de travail gratuites : suppression du temps de préparation non payé qui est ancré dans la convention collective de travail.
  2. Revaloriser les salaires minimums parce qu’ils sont loin des réalités actuelles et n’offrent pas une protection suffisante.
  3. La convention des cadres de la construction doit enfin s’appliquer à toutes les entreprises et pas seulement aux entreprises relevant de la Société suisse des entrepreneurs et aux membres des syndicats (extension du champ d’application).

Très clairement, les contremaîtres veulent des améliorations et des conditions de travail modernes!

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La pression des délais dans la construction est un danger pour la santé et la sécurité.

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