Respect@DPD!

Action d'Unia chez DPD à Möhlin

Les conditions de travail du personnel de livraison de DPD sont misérables: journées de travail interminables, heures de travail non payées, stress énorme. Le «système DPD» est une honte. Les employé-e-s exigent le respect!

Face à de nombreux dysfonctionnements, les chauffeuses et chauffeurs DPD se sont organisés avec Unia et ont demandé à la direction de négocier. Ils sont officiellement employés par des sous-traitants, mais considèrent que DPD doit faire respecter leurs droits. DPD a répondu par un refus pur et simple, et par de la répression à l’égard du personnel.

Une série de griefs

Les dysfonctionnements qu’Unia connaît dans le «système DPD» sont divers. Ils vont d’un hold-up sur les salaires aux horaires de travail trop longs, en passant par les infractions aux lois lors du travail de nuit, l’absence de l’indemnité de repas obligatoire, la surveillance en temps réel non autorisée, les déductions de salaire abusives, les contraintes préjudiciables à la santé, l'absence de toilettes, l’état insuffisant des véhicules, la méconnaissance des plans de protection Covid-19, ou encore la violation des droits syndicaux.

Les chauffeuses et chauffeurs DPD dénoncent les dysfonctionnements

Toutes les infractions ne sont pas commises partout, mais elles sont fréquentes et révélatrices des conditions de travail misérables des chauffeuses et chauffeurs. Elles sont énumérées et détaillées dans le rapport «Le système DPD».

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Les revendications légitimes du personnel

Dans le «système DPD», la loi sur le travail et la loi sur la protection des données sont systématiquement violées. DPD doit y remédier immédiatement et s’asseoir autour d’une table avec ses sous-traitants, ses chauffeuses et chauffeurs et leur syndicat afin de négocier le rattrapage des salaires volés pendant des années.

Les autorités de contrôle – la commission nationale PostCom et les inspectorats cantonaux du travail –, sous le nez desquelles ce système est parvenu à s’établir, doivent faire leur part afin de rétablir la loi chez DPD et d'imposer la protection juridique pour les salarié-e-s exploités.

Les revendications en détail

De graves conséquences économiques et sociales

Le «système DPD» exploite sans égard aucun les salarié-e-s qui en font partie. Mais ce système a des retombées plus larges encore: les pratiques de DPD conduisent à de la sous-enchère dans la branche de la logistique et au-delà, au préjudice des salarié-e-s et des assurances sociales.

Dans l’acheminement de colis, les frais salariaux constituent une part déterminante des charges de l'entreprise. Les entreprises qui respectent les règles ne peuvent donc pas faire face à la concurrence de prestataires comme DPD qui économisent jusqu’à un tiers des frais salariaux, en faisant de la sous-enchère avec les pratiques décrites plus haut! Ceux qui n'appliquent pas eux-mêmes un système similaire subiront la pression de cette concurrence déloyale.

Remonter la piste jusqu’en France

Dans ce contexte, on peine à y croire: DPD (Suisse) SA appartient aux contribuables français. Si l’on suit les méandres des rapports de propriété, ils mènent au français Le Groupe La Poste, à 100 % aux mains de l’Etat français.

Les autorités doivent contrôler, la politique doit agir

Afin de prévenir de telles pratiques, il faut non seulement des contrôles stricts des conditions de travail, mais aussi des conditions-cadres adaptées et améliorées. A cet égard, Unia a trois revendications:
 

  1. Des tachygraphes numériques pour le transport professionnel de marchandises avec des véhicules de 2,4 tonnes et plus
  2. Une loi sur la poste qui régisse les colis de plus de 20 kilos
  3. La responsabilité solidaire pour la branche de la logistique et des transports